Une première de faite mais j’me suis fait repérer par la sécurité de l’UQAM. Si je passe une autre nuit, demain j’vais avoir besoin de compagnie. J’veux monter mon campement pis mettre mes affiches. Passez le mot ! #boycottfaim
12:00 Dernier sandwich au Subway.
12:30 Je finalise mes pancartes antiviolence : “La Classe dénoncez la violence, Charest négocie.”
13:00 Il fait très beau et il y a beaucoup de gens sur la rue. Je n’ai pas le courage de défaire mes sacs, placer ma couverte et coller mes affiches. Je reste assis dans les marches et entame mon jeun à l’eau.
21:00 Le coin s’agite, les policiers se font plus nombreux et les manifestants passedevant moi. Tout se passe dans le calme.
2:00 C’est beaucoup plus tranquille, j’essaie de dormir mais c’est très inconfortable dans mon p’tit coin devant l’UQAM.
5:00 Il pleut et ça devient trop humide. Je vais me refugier à la gare centrale et je dors jusqu’à 7:30.
8:15 Retour à l’UQAM. Je lis mes messages. Certains m’encourager d’autres non. Je réfléchis beaucoup, comme d’habitude, à mes motivations. Je continue la journée et je verrai pour la deuxième nuit. Ils annoncent plus beau dans les prochains jours alors ça me garde motivé. Pas de grosse rage de faim encore.
Ecrivez-moi !
Jean-François Caron
Ce sont des mouvements comme ça qui me donnent la force de vivre…
Et puis quand je regarde autour de moi, j’me sens souvent comme un extra-terrestre…
On dirait que j’ai trop d’amour en-dedans…
Moi c’était pompier…
Depuis cette journée où ceux-ci m’avaient pris comme “cobaye” à l’école primaire. Les grosses bottes, impossibles à lever pour un enfant de 7 ans, le manteau, le casque, sauver des vies… J’étais conquis… Mais maman disait que c’était trop dangereux…
Puis tout juste après, c’était les ambulanciers. Une méningite, en pleine nuit. Des allucinations, des cris. Je refusais d’aller à l’hôpital. Pour me calmer, l’un deux m’emmena dans l’ambulance, avec la permission de toucher tous les boutons. Sauf la sirène à 3:00 du matin…
Quelques années plus tard, c’était astronaute. Stage de 3 jours au Cosmodome. Simulation d’un voyage dans l’espace. Le tirage au sort me nomma… Commandant. Yeah right ! Des boutons lumineux à en faire une indigestion ! Un autre rêve de ti-cul…
À l’adolescence, la police… .03 d’alcool dans le sang avec un permis probatoire, 120 dans une zone de 70 km/h… Une criss de leçon. Mais il me semble que j’aurais fait un bon policier. Outre cet événement, j’ai toujours été quelqu’un de gentil, honnête, empathique. Pis je tirais comme un déchainé à Duck Hunt ! Mais maman disait que c’était trop dangereux…
Ensuite, j’ai étudié dans la construction. Un casque, une ceinture pleine d’outils, un masque de soudeur… Toujours le satané “costume”. Et puis j’ai fait d’une pierre deux coups puisque j’ai rencontré Lucien et Pauline. Mais hey ! Politicien, c’était bien trop big ! J’ai toujours été assez intelligent mais tellement paresseux… Et comme je venais d’une famille pauvre mono-parentale: pas d’argent, pas de contact, pas de grosses études, pas de… calibre ? J’me suis souvent imaginé tenir tête à un premier ministre…
J’me suis finalement retrouvé facteur. Maman était contente parce que c’était un travail stable et bien payé. Moi, j’avais trouvé un costume. Moins “glamour” que les précédents mais quand même.
J’ai marché, marché, marché, monté des escaliers, glissé, tombé, gelé, sacré, me suis blessé, bu de la pluie par les oreilles, re-tombé, re-sacré…
Mais le pire, vraiment le pire de tout. C’était de penser. Penser, penser, penser. Des kilomètres et des kilomètres à penser. “Mais kessé que je fout dans vie !? Elle est où ma putain de place ?” J’enviais tellement ceux qui ce levaient chaque pour faire ce qu’ils aiment, pour construire un monde, pour améliorer les choses.
Pendant ce temps-là, j’étudiais la numérologie, parce que je me cherchais en criss pis parce que maman en faisait. Mon nom donnait “22″, qui en cartomancie correspond au Fou/Mat (comme dans “échec et mat”) Qui est la seule carte sans numéro… Et puis en calculant d’une autre façon, ça donnait “13″, ou “La mort”, ou “L’arcane sans nom” puisqu’elle n’a pas de nom…
En d’autres termes, j’étais un numérologue qui s’appellait: “Le Fou sans numéro mort sans nom…” Difficile de faire pire ! Et ça n’aide pas beaucoup pour l’orientation choix de carrière…
Comme un indien dont le nom serait: “À-peine-né-transpercé-de-multiples-flèches-et-mort-seul-dans-d’attroces-souffrances-et-oublié-rapidement…” Hirrssshhhh ! Me semble que ça doit être assez difficile à porter… 
Enfin bref, je mégare du sujet chers amis.
Tout ça pour dire que j’ai cherché un sens à ma vie depuis tellement d’années. Que je sentais que j’avais TELLEMENT D’AMOUR en dedans que c’eût été mal vu de l’exprimer franchement… Alors, je m’enfonçais encore plus profondément dans ma coquille, dans mon “mal-être”. Je laissais les choses aller et j’avais renoncé à les changer, à m’assumer tel que je suis “en-dedans”.
Et puis vous êtes arrivés. Jeunes, beaux, intelligents, (On ne parle pas juste de toi Gabriel Nadeau-Dubois !
vous avez dit : “NON ! On est tanné de cette façon de faire “refilons-la facture-aux-générations-futures”. Autant en éducation qu’en environnement ou tout autre domaine.
Pendant que vos détracteurs vous traitent de “bébés-gâtés”, je vous vois plutôt comme les justiciers, les “révolutionnaires”, les antis-”on-a-toujours-fait-ça-comme-ça”, les empêcheurs de tourner en rond.
On parle de vous, de politique (“La politique c’est plaaaaaaaate !”), des choses qui doivent changer.
On parle d’avenir… De projets communs. On les avait presque oublié ceux-là.
Vous avez poussé le premier domino…
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Puisque certaines personnes dans ce monde semblent tellement tenir à ce que tout reste en place et ne bouge jamais, à notre détriment, j’ai décidé de participer aussi.
Leurs tactiques étant assez évidentes, c’est-à-dire “diviser pour règner” et “laissons pourrir le débat le plus longtemps possible”, j’ai l’intention de répliquer avec la stratégie suivante: “Amour, paix, solidarité. non-violence”.
À partir du lundi 30 avril 13:00, devant les portes de l’UQAM, coin St-Denis et De Maisonneuve, j’entamerai un grève de la faim qui se prolongera indéfiniment jusqu’à ce que ces deux condition soient réunis:
1-La Classe dénonce toute forme de violence. Je crois que les revendications et les manifestations sont légitimes mais dans un société démoratique comme la notre, je pense que toute form de violence doit être condamnée.
2-Le gouvernement Charest doit s’asseoir et NÉGOCIER avec les étudiants. Ceux-ci, appuyés par une vaste partie de la population, ont démontré qu’ils avaient des arguments et qu’ils n’accepteraient cette augmentation sans être consultés.
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Vous vous demanderez à cet instant: “Mais pourquoi tu fais ça Jean-François ?”
Premièrement, parce que, comme beaucoup de gens, je suis tanné que tout se passe “comme ça” et que les gens chialent et ne fassent rien. Je veux donc faire ma part.
Deuxièment, parce je n’ai plus peur de la mort. Après deux dépressions majeures, après m’être fait frapper par une voiture, je n’attendais qu’une bonne raison pour me lever un matin et me battre pour mes valeurs, me “battre pour l’amour”, pour une société plus juste.
Troisièment, je crois que les “carrés rouges” représentent aujourd’hui beaucoup plus que l’augmentation des frais de scolarité. C’est un mouvement qui changera la situation politique du Québec pour le mieux. Et mes actions, je l’espère, canaliserons le débat pour le mieux.
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Par solidarité pour mon acte, je demande donc aux manifestants et aux policiers de baisser les armes, d’observer une trève.
Et si vous voulez passer me voir, ça va me faire plaisir de vous jaser. Parce que je me sens seul en maudit et que je ne sais absolument pas ce qui va m’arriver.
Il y a une chose que je sais cependant, c’est que je refuse de vivre dans une société qui fait taire ses enfants à coups de mattraque et de gaz.
Jean-François Caron
Travailleur des postes ETC Léo-Blanchette et numérologue.
Ps: je ne suis pas le gars le plus en santé qui soit alors, si ce texte et cette action vous touche PARTAGEZ SVP ! Parce que je ne sais vraiment pas combien de temps je vais tenir…
lenumerologue.com
Twitter: lenumerologue
Grève de la faim pour dénouer le conflit opposant les étudiants et le gouvernement du Québec.
Posted: 27 avril 2012 in Tranche de vieJe répond aujourd’hui à l’appel du maire de Montréal et du chef de police appelant les “personnalités” du Québec à s’impliquer et calmer les tensions avant qu’il n’arrive des incidents graves et funestes.
C’est pourquoi j’entamerai une grève de la faim le lundi 30 avril 13:00 devant les portes de l’UQAM.
Celle-ci se prolongera indéfiniment jusqu’à la l’obtention de 2 requêtes précises:
1- La dénonciation par Gabriel Nadeau-Dubois de tout acte de violence perpétré par son groupe ou un autre dans ce conflit.
2-La présence à la table de négociation du premier ministre John James Charest et de la ministre Line Beauchamp pour négocier une augmentation des frais de scolarité REVUE À LA BAISSE.
Le gouvernement s’est jusqu’à présent montré indigne de diriger cette nation en affichant ouvertement son mépris envers les revendictions des jeunes et en utilisant ce conflit comme enjeu électoral.
Les violences ont assez durées des deux côtés. Cela doit cesser.
Je tenterai, à ma manière, d’y mettre fin.
Jean-François Caron
Il est temps pour vous de baisser les armes. Pas de capituler, certainement pas ! Mais de vous montrer plus responsable que votre gouvernement. Parce que celui-ci à joué le jeu de l’exacerbation et du conflit, vous devez dès à présent afficher votre force et votre grandeur en jouant celui de la paix et de la conciliation.
Il est temps d’arrêter parce que je crois que la casse ne provient plus juste de vous, mais de d’autres groupes qui n’ont probablement pas les mêmes intérêts que vous. Et parce que oui, y’a des honnêtes travailleurs qui ne méritent pas le saccage de leur commerce et les interminables bouchons de circulation.
Vous, jeunes étudiants, désillusionnés de ce système pourri que nous acceptions tous, nous avez ouvert les yeux sur la malhonnêteté, l’hypocrisie et le mépris de ce gouvernement.
Vous les avez forcé à se montrer sous leur vrai jour, celui de la violence et de la répression.
Il est temps de rentrer parce que le feu que vous avez allumé, ne brûle plus dans une poubelle du centre-ville, mais dans le coeur de vos parents, de vos frères et soeurs.
Vous nous avez rappelé c’était quoi “avoir des couilles” et se tenir debout pour une société plus juste. Ne vous inquiétez pas, on se “souviendra” des coups de mattraque que vous avez mangés.
Maintenant que nous, les “vieux”, sommes réveillés, on va prendre la relève à d’autres niveaux. Démocratiquement, dans les institutions, les administrations, aux urnes, au parlement…
Vous avez déjà gagné, parce que même si hausse il y aura, elle ne sera pas de 75%…
Et peut-être que la bière sur deux par semaine que vous devrez couper pour joindre les deux bouts vous laissera un goût amer…
Ne vous en faites pas. On vous payera l’autre… Avec l’argent qu’on nous vole…
Jean Charest, le plus grand couillon de l’histoire du Québec…
Posted: 20 avril 2012 in Politique, VidéoTags:brutalité policière, Jean Charest, manifestations étudiantes, politique, Québec
John James Charest démontre à la face du monde qu’il n’est pas digne d’être premier ministre.
Bonjour M.Charest,
même si je n’ai pas votre éducation (je viens d’une famille pauvre…) ni votre votre expérience politique, je me permet humblement d’entrer dans votre “joute” dès aujourd’hui.
Depuis 9 ans, vous nous avez promis, entre autres, des baisses d’impôts de 5 milliards, l’amélioration des soins de santé et du temps d’attente dans les urgences et une “réingénierie” de l’état, permettant d’assainir les dépenses grotesques de l’état québécois.
Visiblement, vous n’avez tenu aucune vos promesses.
Aujourd’hui, vous laissez la situation des hausses des frais de scolarité s’envenimer, les policiers “nettoient les rues” à coups de gaz et de mattraques et vous trouvez le moyen d’en rire !!??
J’entendais un analyste politique dire à la radio il y a quelques jours, que le dégel de frais de scolarité serait votre porte de sortie de la politique québécoise. En effet, lors de votre après carrière politique, au niveau international, il paraîtra beaucoup mieux pour vous de dire que vous avez perdu parce que vous vouliez augmenter des frais gelés depuis 40 ans que parce que votre mandat dégageait des odeurs de corruption à tous les niveaux (contruction, juges, garderies, etc.)
Votre arrogance, votre mépris et vos agissements indignes d’un chef d’état démocratique ne seraient donc qu’une stratégie ? Autrement dit, vous laissez la situation pourrir et les jeunes se faire battre pour vous placer en tant que “gardien de l’ordre” et gagner des votes auprès des générations vieillissantes ?
C’est franchement honteux !
J’aurais aimé vous voir agir ainsi avec quelques “gros bras” de la construction mais vous n’en avez certainement pas les couilles.
Je vous dévoilerai donc ma stratégie à partir d’aujourd’hui:
1-M’impliquer politiquement dans un parti politique. Pour moi ce sera le Parti Québécois parce que je crois que c’est le parti le plus apte à diriger et celui qui vous battra aux prochaines élections. La chose la plus importante pour le moment, c’est de vous sortir de vos fonctions coûte que coûte. Et je pense que cela aura même un effet rassembleur entre les partis d’opposition.
2-Faire entendre mon opinion de vous au plus grand nombre possible. En effet, j’ai déjà commencé. Au travail, à l’épicerie, au dépanneur. J’entâme RESPECTUEUSEMENT des débats politiques à chaque fois que j’en ai l’occasion, avec tous les groupes de la société. Il y a ça de bon que ça relance les débats d’idées politiques au Québec et c’est loin d’être une mauvaise chose…
3-Je ferai tout en mon possible pour que les gens vous voient sous votre vrai jour, et gravé dans l’histoire, comme un des pire premier ministre du Québec.
Sur ce, je vous souhaite respectueusement une belle carrière post-politique puisque la votre, assurément, s’arrête aux prochaines élections…
Jean-François “Num” Caron
PS: petite question professionnelle m.Charest, puisque je suis numérologue après tout, pourquoi avez-vous changé votre nom de John James Charest ?


